Un conte de noël

Le premier film français, toujours une sélection du festival de Cannes, le dernier Desplechin avec un casting alléchant et des critiques prometteuses.

Chez la famille Vuillard on a : la mère, Junon, le père, Abel. Ils eurent un premier enfant, Pierre, puis une fille Elizabeth suite à la maladie de Pierre ils conçurent un « enfant médicament » Henry mais lui non plus n’était pas compatible. Pierre mourût. Vint enfin Yvan le benjamin. On nous présente donc chaque membre de cette famille et on nous explique le bannissement d’Henry par Elizabeth. En cette douce période de noël, Junon apprend qu’elle est malade et a besoin d’une greffe, toute sa famille cherche la personne compatible et pour cette occasion ils se réunissent tous. Ironie du sort Henry se trouve être le seul compatible avec son neveu Paul, mentalement instable. On découvre alors la complexité des relations d’une famille bien particulière.

Histoire intéressante et d’une acidité extrêmement plaisante, casting impeccable et implacable, mais qu’elle est le problème. Le format de narration, pas sure, son originalité apporte de la fraîcheur et un attachement particulier à cette famille. La haine incompréhensible entre Elizabeth et Henry, peut-être, si cette animosité est intéressante au niveau du scénario, elle aurait mérité une explication. Et la chose qui m’a laissé perplexe c’est la relation entre la femme d’Yvan et Simon un cousin proche de la famille. Si cette relation qui n’arrive à la fin du film pourrait être romantique, elle devient ridicule quand on s’aperçoit que ça ne dérange en rien le mari. Par contre Mathieu Almaric et Emmanuelle Devos sont très bien et leurs personnages, d’une acidité jubilatoire.