Archives de mes maj les plus interresantes.

Nouvelle année = un bilan

L’année 2009 est finit et les maj ont été honteusement absentes. Mais que les trois ou quatre personnes qui visitent ce site ne désespèrent pas, je vais poster au fur et à mesure. Je promais rien pour qu’on ne me le reproche pas mais la motivation y est. Pour commencer, je mets à jour l’année 2009 car oui j’ai encore battu mon record avec 82 films et même si mon top 15 est enfin défini je ne le posterai que un peu plus tard.
J’ai l’impression que depuis que je fais des bilans, je radote, oui c’était une très bonne année de cinéma, j’ai adoré beaucoup de films en tous genres, de toutes nationalités (ou presque). Il y a eu du moins bon et des déceptions, mais négligeable par rapport aux coups de cœur. Un petit résumé est de mise.

Le mois de janvier commence par mon premier coup de cœur, Lars and the real girl. Ce film a beaucoup été critiqué de part son histoire, (Un gars un peu attardé qui achète une poupée gonflable et la traite comme une vrai personne.) mais tous fait que ce film est une vrai réussite. Les acteurs, Ryan Gosling en tête, sont excellents, la réalisation reste toute en finesse sur un sujet délicat. A noter : Ma scène préférée de l’année, Lars qui réanime un nounours en lui faisant du bouche à bouche tout en rassurant Margo. Oui je fons encore rien que d’y penser. Quand un réalisateur anglais filme l’Inde on obtient une jolie comédie romantique qui rafle toutes les récompenses sur son passage. Je parle bien sûr de Slumdog Millionnaire, c’est mignon, c’est prenant et efficace. On change de décors pour la première déception de l’année, Un barrage contre le pacifique. Les paysages sont jolies mais la réalisation est lourdes, les acteurs pas convaincants et moi pas convaincu. Et on finit le mois avec une vrai bonne comédie à la française, King Guillaume. Ca casse pas trois pattes à un canard mais ça fait très bien son travail : nous faire rire. Attention aux réfractaires à Florence Forestie, n’essayez pas.
Février apporte Sam Mendes et la réunion entre Kate Winslet et Léonardo Dicaprio dans Revolutionary Road (Les noces rebelles). Ne vous attendez pas à un remake de Titanic, c’est bien un film d’amour mais plutôt dans la catégorie drame. Une autre époques, d’autres mœurs et déjà le problème de l’espoir, ou comment tous nos rêves peuvent se retrouvé happée par la recherche du confort. Un film qui laisse forcément une trace. On rejoint l’Angleterre pour un film pas vraiment plus positif, The duchess. Tous ce que vous avez probablement jamais voulus savoir sur une parente de Lady Diana. Comme tous les films d’époques anglais, la reconstitution et les costumes sont réussis mais si l’histoire des têtes couronnées ne vous passionne pas, passez votre chemin. Même Keira Knightley et Ralph Fiennes ne remonte pas le débat. On retourne en France pour le dernier film de Maïwen, Le bal des actrices. Maiwen on aime ou on n’aime pas mais on a toujours beaucoup à dire. Ici elle plonge dans la tête d’actrices françaises, on ne sait pas ce qui est vrai et ce qui est faux, mais on s’en moque. C’est beau, amusant, ironique et sarcastique. Toutes les actrices sont mises en valeur peu importe la situation. A quand le prochain Maïwen ? Une bonne comédie à l’américaine pour continuer. He’s just not that into you est un film à scénettes, avec beaucoup de personnage qui interagissent ensemble, un style qu’on retrouve dans le cinéma français à la manière d’Amélie Poulain. Ca ne vole pas très haut mais on ne le lui demande pas. Une mention a Ginnifer Goodwin la gaffeuse la plus attendrissante depuis bien longtemps. De l’art et essaie français pour finir, L’autre avec Dominique Blanc. La jalousie comme vous ne l’avais jamais expérimenté (j’espère pour vous), le tout très bien réalisé. Non le cinéma français n’est pas mort.
Le mois de Mars apporte plein de bonne chose avec Gran Torino de Clint Eastwood. Pour son dernier film en tant qu’acteur, il a décidé de marquer les esprits. Ce film est une véritable réussite entre humour et émotion, mon deuxième coup de cœur. Changement totale de registre avec Cyprien, de et avec Elie Semoun. Le film de geek que tous les geeks vont détester. A noter : Cyprien possède un poster des goonies et ça c’est trop la classe. On reste en France avec le dernier film de Claude Chabrol, Bellamy. Un film policier avec de très bons acteurs, une intrigue intéressante cependant un ensemble très moyen, encore une déception. En Angleterre, on retrouve Frances McDormand et Amy Adams (entre autre) dans Miss Pettigrew. C’est bubbly (frais et pétillant), une agréable surprise à savourer. Toujours en Angleterre, Last Chance for love, un film qui aurait pu être une très belle comédie romantique mais qui c’est planté. Pourtant Emma Thompson et Dustin Hoffman en tête d’affiche j’y croyais. Malheureusement, ce n’est pas drôle, pas vraiment émouvant, même le côté So british qui plait est absent. C’est un mauvais Love actually version américain, là aussi grosse déception. Gus Van Sant assure la suite avec Harvey Milk, c’est grand, coloré, politique, gay et classe. Le genre politique n’est plus chiant mais passionnant, le film gay n’est plus obscène mais romantique. Gus Van Sant sait tous faire et il fait tous bien. Et enfin, Loin de la terre brulée. Sombre, brillant, déprimant et romantique, ce film bouleverse du début à la fin. La photographie est magnifique et les acteurs excellent, en particuliers Charlize Theron.
En avril on reste tous le long en France avec trois films très différents. Chiara Mastroiani, Malik Zidi et Agathe Bonitzer dans Un chat Un chat : très poétique, littéraire, ce film a tout ce qui me plait dans le nouveau cinéma français sans le côté cliché. A noter : La déclaration de l’année, quand Anaïs récite à Célimène la lettre d’Antoine dans la rue, sous la pluie. Parce qu’écrire c’est tout sauf ringard. Le retour d’Isabelle Adjani dans La journée de la jupe, un film qui relance le débat sur la laïcité à l’école et l’influence de la religion sur l’éducation. Un peu à la manière de Entre les murs, on suit une classe de banlieue qui n’a aucune envie d’être là. Audrey Tautou est Coco Chanel, l’une des première féministe dans le film Coco avant Chanel. Audrey est magnifique comme dans tous ces films, le film quant à lui est un blockbuster français avec tous ce que cela implique de positif et de négatif.
Pour commencer le mois de mai, Rachel getting married nous montre Anne Hattaway dans un registre bien différent de son habitude. Ici elle joue une ex-droguée qui réclame l’attention de tous au mariage de sa sœur. Un film très bien mené tout du long, soutenue par de très bons acteurs. A noter : pour les fans de la série United states of Tara, le personnage de Rachel est joué par Rosemarie Dewitt l’actrice qui joue Charmaine la sœur de Tara dans la dite série. Avis aux fans de rock anglais Good morning England est là pour vous. La bande original est à l’image de l’Angleterre de l’époque, les acteurs en grande majorité des habitués du cinéma anglais, bref un délice pour les amateurs. Un très bon divertissement à écouter sans se lasser. Retour en France pour une petite comédie sans prétention, Incognito, mais qui fait très bien son travail. Le dernier que j’ai vu avec le regretté Jocelyn Quivrin. Pour la suite, un film pas très joyeux contrairement à ce que fait penser le titre, Sœur Sourire. Tous le monde connait la chanson « Dominique » (nique, nique) mais vous ne savez probablement rien l’interprète, ce film raconte sa vie. Cécile de France est parfaite dans ce rôle de bonne sœur qui n’a pas sa langue dans sa poche. Avec Easy Virtue on découvre l’aristocratie anglaise d’après guerre et sa réaction face à l’indépendante Amérique en la personne de Jessica Biel. Face à Kristin Scott Thomas et Colin Firth, l’ancienne actrice de 7 à la maison (ou blade trinity selon la culture), se refait une réputation. Le deuxième volet d’OSS 177, pousse un cran au dessus le second degrés et l’humour potache. J’ai personnellement aimé ce côté « plus que décalé » par rapport au premier.
Le mois le plus chargé, Juin, avec une fête du cinéma d’une semaine et 16 films en un mois. Rapidement, le tour du monde. En Espagne on retrouve Pedro Almodovar et Etreintes brisées. Le Danemark accueille le dernier Lars Von Trier pour Anti-Christ pendant que les USA propose, Sunshine Cleaning avec Amy Adams et Emily Blunt ainsi que State of play avec Russell Crowe et Rachel McAdams. On part en Corée pour The Chaser, en Israël pour Jaffa, en Argentine pour El niño pez, en Angleterre pour Looking for Eric et Jerichow en Allemagne. Je ne sais pas comment classer le film d’animation d’Henry Selick, Coraline. On finit avec beaucoup de film français : Fais-moi plaisir, Lol, Lascars, Tellement proche, Je vais te manquer et Ne te retourne pas. Je détaillerais plus les films dans l’article sur la fête du cinéma. Quelques mots à propos des trois premiers. J’ai trouvé Etreintes brisées incroyablement passionnée et sensuelle, plus que Volver. Anti-Christ m’a paru beaucoup de bruit pour rien, pas de quoi vomir ni de quoi offrir un césar. A part le prologue très esthétique, tous le film m’a semblé vain, choquer pour choquer je ne vois pas l’intérêt. Sunshine Cleaning a été beaucoup comparé à Little miss sunshine dû à son titre et à la présence d’Alan Arkin, mais les points communs s’arrêtent là. Les deux actrices principale font tous le charme du film et son côté « sunny ».
Début Juillet, la fin de la FdC avec Fausta, Whatever Works, Watchmen, Gommora et L’hérisson. On continue avec un film japonais, Departures. Ce film explique la difficulté d’être embaumeur quand ce métier est considéré comme impur. Ce film est particulièrement émouvant, la musique se noie dans les paysages et dans le cérémonial pour le mort. Dans Amerika on suit une famille palestinienne s’installer aux Etats-Unis, avec toutes les conséquences qui en découlent comme le racisme. Un bon film qui ne fait pas de misérabilisme abusive, l’émotion est juste surtout grâce à l’actrice principale. Un film de Bruno Podalydès, Bancs publics, la suite de sa trilogie versaillaise. Une petite comédie sympathique mais un peu capillotracté. Pour finir, mon premier film 3D de l’année (et le seul), L’âge de glace III. Le film est au niveau des précédents, je vais donc juste faire un commentaire sur la 3D. Mais à quoi ça sert ? En temps que bonne poitevine habituée au Futuroscope, j’ai envie de dire à rien. Le 3D est juste une excuse pour payer plus cher, à aucun moment il est réellement nécessaire.
Avec le mois d’août arrive un des plus mauvais film de l’année, Girlfriend experience, ou comment Steven Soderberg aurait dû tourner Ocean’s fourteen. The reader, film controversé non pas à cause du contenu ou de l’image, mais du sujet. Beaucoup on reproché au film de défendre une gardienne de camp sous prétexte qu’elle ne savait pas lire. J’ai envie de dire stop, au-delà de cette histoire, c’est l’aventure entre les deux personnages qui compte, comment un premier amour marque pour toute la vie. On quitte la couleur pour rejoindre le noir et blanc avec le dernier film de Shane Meadows, Sommer Town. A travers ce très beau noir et blanc, on visite différents quartiers de Londres comme St Pancras et King’s Cross. J’ai aimé le souvenir du train anglais, j’ai trouvé le scénario un peu léger et là où This is England était fort en émotion, Sommer Town semble un peu flasque. J’attendais beaucoup mieux de ce film. Des émotions, Là-haut n’en manque pas, ce n’est pas aussi chou que Wall-E, but still. J’ai pleuré comme une madeleine à l’histoire de sa femme. Et pour finir le mois d’août, Une arnaque presque parfaite, avec un casting alléchant : Rachel Weisz, Mark Ruffalo et Adrien Brody. L’histoire de frères arnaqueurs en route pour leur dernier acte bien sûr, ils font avoir un problème. A noter : Le baiser de l’année entre Bloom et Penelope, et oui une langue ça peu servir à différentes choses.
Avec la rentrée des classes, on a la rentrée du cinéma, d’accord les cinémas d’art et essai ne la font pas et donc moi non plus, mais quand même. J’accélère la cadence parce que je m’ennuie toute seule. Septembre accueil Bronson et son grand nombre de cascadeur au générique, ainsi que Maggie Gyllenhaal en blonde ex-droguée voulant récupérer sa fille dans Sherry baby. Dans Memory of love, un couple revit ces premières années pour redonner sa mémoire à l’épouse quitte à lui faire rencontrer son amant oublié. Un très beau film chinois qui pose la question récurrente, si on pouvait recommencer est-ce qu’on ferait pareil ? Le dernier Christophe Honoré, Non ma fille tu n’iras pas danser, est une grosse déception. Je n’ai pas reconnu ce que j’avais apprécié dans les deux précédents. Je n’arrive pas vraiment à dire pourquoi, peut-être que dans ce film il essaye trop, ou alors il aurait dû donner un rôle à Grégoire Leprince-Ringuet. Ma vie pour la tienne aurait pu relancer un débat pas évident et très controversé des enfants donneurs. Le film au final clos le débat d’une manière un peu trop « conventionnelle » et enlève un peu de l’émotion du film. Le coach est une bonne comédie française et Victoria : les jeunes années d’une reine, un bon film d’époque à la manière de The duchess (cf. plus haut), Emily Blunt relevant un peu le niveau. Fish Tank me pose problème en ce sens que je ne sais toujours pas quoi en penser. Je reconnais que Katie Jarvis est très prometteuse et que la réalisation fonctionne très bien cependant le coté glauque du scénarios me dérange encore. Je sais, si j’étais normale j’aurai dû vomir devant Anti-christ et non pas me sentir mal devant Fish tank. Well … Et on achève septembre par Taking Woodstock d’Ang Lee, un bon film sans plus. A noter : le film c’est vu éclairer pendant cinq petites minute, quand Paul Dano est apparu, le meilleur moment du film selon moi.
Baisse de régime en octobre avec seulement deux films : 500 days of summer et The informant !. A noter : la présence de Mélanie Lynskey : Jacqueline, la gentille demi sœur de Danielle dans Ever After, on la retrouve en novembre dans Away we go.
On commence le mois de novembre avec la palme d’or du festival de Canne, Le ruban blanc et le deuxième Sam Mendès de l’année, Away we go. Le tant attendu The Immaginarium of the docteur Parnassus de Terry Gilliam a fait son effet. Le film très onirique nous offre la dernière prestation de Heath Ledger et ses trois reflets dans le miroir (Johnny Deep, Jude Law et Colin Farrel), une vraie réussite. Le film Les herbes folles de Alain Resnais, c’est du grand n’importe quoi. Ce qui semblait audacieux et innovateur au début du film est devenu progressivement pathétique et incompréhensible. De la part du réalisateur de Cœurs, j’aurais dû m’en douter. In the loop est un film politique Anglais sur les raisons de la déclaration de guerre simultanée des USA et de l’Angleterre contre l’Irak. Attention ce n’est pas un documentaire. Les vies privées de Pipa Lee raconte la vie de cette dernière et montre à qu’elle point elle a eu une vie passionnante. Un film très bon qui nous donne envie de juste partir et recommencer ailleurs. Deux films français pour finir : Cowboys angel et Rapt.
Décembre c’est le mois des RIHL (Rencontres Internationales Henri Langlois), je l’ai attendu longtemps et je n’ai pas été déçu. En ouverture, on nous a offert le dernier film de Francis Ford Coppola, Tetro, et c’est mon gros coup de cœur de l’année. Et rapidement : deux films français Oscar et la dame en rose et Le dernier vol, le dernier Jim Jarmush : The limits of control, et enfin Where the wild things are. A noter : Paul Dano prête sa voix à un personnage dans ce dernier film.

J’ai vraiment accéléré la fin mais c’était pour poster vite et quand même avoir du temps pour mes révisions. Laissez-moi quatre jours après cette maj. et vous aurez mon top 15.

Girlfriend experience aurai eu besoin d’une expérience de scénariste.

Qu’est ce qui a poussé Steven Soderberg à réaliser un film sans scénario, sans budget mais avec une actrice porno fière de l’être, Sasha Grey ? A première vu, les gens qui sont allés voir ce film sont soit ceux qui connaissent SS, soit les curieux parce que une star porno chez le réalisateur des Ocean’s ça attise la curiosité. Sûrement les deux et sûrement les deux sont des mauvaises raisons, mais passons le concept du « réalisateur est une valeur sure ».

Ce film parle d’une escorte qui gère son travail et son petit ami de manière exigeante et qui cherche à toujours étendre son business.

L’histoire est très vite bouclé et malheureusement ceux qui sont censés être des rebondissements ne sont en fait qu’une excuse pour entendre l’actrice principale parler. Pour combler ce manque, le film est monté non pas à l’envers comme dans Eternal Sunshine – où l’effet de style rend le tous magnifique – non plus comme un film à flash back explicatif, non c’est dans tout les sens, c’est incompréhensible et à défaut de rendre le film intéressant ça le rend encore plus chiant.

Ma question, celle qui a vraiment suscité un commentaire, ce n’est pas l’évidente ; Pourquoi prendre une actrice porno pour tourner un des rares films récents sans une seule scène de sexe, alors même que l’actrice revendique haut et fort son appartenance a ce milieu ? Non la vraie question est bel et bien, comment les gens ont pu apprécié le film ? Même les bobos cinés qui ont apprécié Short Bus – j’en fais plus ou moins partie – aurait du réaliser l’absence total d’intérêt du film. Pourtant les habitués du site internet « Allociné » auront remarqué les critiques élogieuses sur le film.

Je crois que la conclusion à cet article est vraiment une phrase bateau que je regrette de devoir écrire : Les goûts et les couleurs …

Une rencontre

« C’est pas une rencontre »
« Si c’est une rencontre, si j’étais pas là ça changerais tout. »

Comment quelqu’un pense pouvoir aider quelqu’un d’autre en le harcelant ? Ironiquement en écrivant cela (sur un carnet dans un parc à la base), je me suis fais aborder. Montpellier, la ville où les hommes aiment « les rencontres », je vais l’écrire une fois pour toute et espérer que l’on m’écoute. On ne drague pas en pleine rue comme ça, vous allez vous faire jeter !

Bref le but était avant tous de parler du film, Un chat un chat. Oui je sais le titre est spécial mais continuez quand même.
Le pitch : Une écrivaine en panne d’inspiration, en manque d’argent, se fait harceler (gentiment) par une jeune fille. Cette dernière veut faire une différence dans la vie de cette auteur qu’elle aime tant. Est-ce qu’au final, elles trouveront toutes les deux quelque chose de profond et de réelle ou le following permanent finiras mal.
Ce film joue, s’amuse et vie, le tout est de pouvoir jouer, s’amuser et vivre avec lui. Vous connaissez l’absurde ? C’est un style littéraire, surtout théâtrale, et bien bienvenue dans l’absurde ! Ce film fait partie de ces films français qui sentent le théâtre jusqu’au bout de la langue des acteurs. Ici, le grandiloquence de la littérature se marie parfaitement à la spontanéité de la jeunesse de manière à ce que « putain » ne choque plus.
Avec des scènes très drôle comme Célimène au bureau de tabac et d’autre très belle comme celle où Anaïs récite la lettre d’Antoine en pleine rue, ce film est une agréable surprise et un agréable moment à passer. Ce n’est cependant pas conseiller à tous le monde disons seulement que ceux qui ont vu Malik Zidi et Agathe Bonitzer auparavant au cinéma devrait aimer, les autres, n’y allez pas seuls.

Remember, remember ...

“Remember, remember the fifth of november, the gunpowder treason and plot, I know there’s no reason for the gunpowder treason should ever be forgot ... “

Pour ceux qui ont adoré V pour vendetta vous avez surement reconnu l’introduction du film et vous vous demandez surement pourquoi je le cite. Moi aussi, c’est juste que j’ai regardé le film hier soir et que j’adore cette citation, et encore vous ne m’avez jamais entendu la dire avec l’intonation et tous. * Gigle * Il y a certaines phrases comme ça qui vous marque dans certains films, certaines répliques, celles qui vous font sourire même si, en soit, elles ne sont pas drôle. On en vient aux private jokes, vous savez quand vous avez regardé un film avec quelqu’un et que quand vous le citez vous n’êtes que deux à rigoler. Exemple : « Por favor por favour » (avec un accent espagnole pervers ) Si vous avez vu Tesis vous explosez de rire c’est automatique, sinon vous pensez que l’autre est un con. Un autre pour ma sœur : « ploum ploum tralala ... » Ok c’est que pour elle.
On peut profiter des citations sous différentes formes comme les privates jokes, les répliques cultes et un truc que j’adore ce sont les citations dans les films. Exemple : Dans Paranoid Park quand le petit frère raconte une scène du film Napoleon Dynamite, I was thrilled !

Changement de sujet. Depuis la dernière fois, je suis allée voir un film de geek, un policier français, une comédie romantique mi anglaise mi américaine situé dans les années 40 et une autre de nos jours et enfin un bio pic sur un politicien américain assassiné.
J’espère que vous avez tout suivit, parmi c’est film incontestablement le Gus Vant Sant, Harvey Milk, tiens le haut du panier. La réalisation est génial les acteurs sont brillants et l’histoire émouvante, tous ce qui faut pour que ce film fasse partie de mon top 15 à la fin de l’année. Juste après Miss Pettigrew m’a étonné par sa légèreté et l’émotion dont le film fait preuve, on peut reprocher beaucoup de chose à Frances McDormand mais ici elle est bien loin de Burn after reeding. Si vous avez envie d’une comédie romantique fraiche, drôle et émouvante allez-y et en prime un futur Clive Owen en plus jeune, plus romantique et toujours aussi ténébreux. Ma déception sera pour Last chance for love, on échoue à s’identifier aux personnages et parfois même à les apprécier, est-ce l’âge où la qualité du scénarios ? Le deuxième probablement. Dommage pour un film qui a aux castings Dustin Hoffman et Emma Thompson deux très grands acteurs. Et pour les deux films français Cyprien et Bellamy ? Le premier est marrant mais pas de quoi devenir la comédie du siècle non plus, la seule chose que j’ai adoré : Les goonies est cité dans le film comme un film de culture geek, je pourrais citer ce film pendant des heures (ok non mais vous avez saisit). Quant à l’autre, il traine en longueur, les acteurs sont bons, le scénario n’est pas mauvais mais qu’est ce que c’est lent ! Juste un mot sur la performance d’Adrien Pauly vraiment rafraichissante dans ce film un peu lourd.

J’en suis déjà à 15 films depuis le début d’année mais c’est parce qu’il y a plein de films très intéressant en ce moment et qu’il faut que je suive le rythme.

Et pour mon propre bonheur.

« Ouvre les yeux ! T’a la tête dans les nuages mais nous on a les pieds dans la merde !»

« Crétin si dieu nous l’avez mis comme ça on se pisserai dans la figure. »

« Je la tiens, je la tiens, je la tiens plus. » * Splash *
« Du con la joie »
« Y a pas de consigne pour ces bouteilles !! »

« Dingue, aussi dingue que la fois où Michael Jackson est venu chez toi pour pisser. Ou que tu as sauvé ces vieux dans l’incendie de leurs maisons de retraite. Ou encore plus dingue que la fois ou t’a mangé ton poids en pizza ! » « Ok Brent Mickael Jackson n’est jamais venu chez moi, * pause * pisser un coup, mais ça sera fais. »

Un bon français et une claque dans la gueule

L’autre c’est celle qu’on voit dans le miroir, c’est celle qu’on est bien la seule à voir. C’est la partie de nous qui nous fais honte, qu’on hait, qu’on nie. Peu importe finalement, il ya toujours un moment où l’on se sent plus faible et vulnérable, ce moment où vous savez que vous avez tord mais que vous ne pouvez pas empêcher, c’est celle qui entraine le regret.
Pour ceux qui ne m’ont pas suivit je suis allée voir L’autre au cinéma, retrouvez l’article ici.

C’est dimanche, je suis allée voir le dernier Clint Eastwood, Gran Torino et c’est ça la claque. Vous pouvez douter de Clint Eastwood, ou du sujet mais ce que vous devez absolument faire, c’est aller le voir ! J’ai rigolé aux éclats, j’ai eu peur et j’ai pleuré. Il est parfait dans le rôle du grand-père américain ayant fait la guerre et étant vieux jeu. Le reste de la critique ici.

« Tu n’as vraiment pas oublié comment c’était là-bas ? comme là-bas tout fluctue, se transforme, s’échappe... tu avances à tâtons, toujours cherchant, te tendant... vers quoi ? qu’est-ce que c’est ? ça ne ressemble à rien... personne n’en parle... ça se dérobe, tu l’agrippes comme tu peux, tu le pousses... où ? n’importe où, pourvu que ça trouve un milieu propice où ça se développe, où ça parvienne peut-être à vivre... Tiens, rien que d’y penser... » (Nathalie Sarraute, Enfance )

Je trouve que ce passage expliquant avec vague ce qu’est un tropisme, représente bien un certain style dans le cinéma qui me plait. Vous savez cette sensation quand vous sortez d’un film, vous n’avez pas envie de rire ni de pleurer, c’est de l’ordre de la plénitude, quand tout autour de vous n’est qu’un décor et que tous le stresse de la ville n’est qu’un figurant. Vous êtes seule avec vos pensées, et finalement vous n’êtes même plus sure que le film était bon, vous ne savez pas si il avait un sens mais ce que vous savez c’est que c’est pour cela que vous allez au cinéma. Vous voudriez que cette sensation dure et peu importe qu’elle ne dure pas mais du moment que vous vous en souvenez. Attention toutefois aux abus ! Du Michel Houellebecq c’est incompréhensible et c’est chiant ! J’ai ressentis cela pour quelques films, le plus récent étant L’autre, la première fois que j’ai vu Lonesome Jim et V pour vendetta ainsi que This is England. J’aime cette sensation et je continuerais à la chercher, parce que c’est ça que j’aime dans le cinéma.

Ouverture

Pour ceux qui ne me connaissent pas ou qui ne m’ont jamais lu, j’adore le cinéma c’est quelque chose dont j’ai besoin. Quand je n’y fais pas régulièrement ça me manque. Ce n’est pas que pour le film en soit c’est pour l’ambiance, le voyage les sensations. Je pensais qu’en changeant de ville, d’habitude et de cinéma, j’irai moins souvent comme en Angleterre. Au contraire j’ai trouvé une régularité, un train-train dans cette démarche ; Me préparer, attendre le bus qui est toujours en retard, descendre au Peyrou et marcher le long de l’avenue Foch jusqu’à la place de la Comédie, m’apercevoir que je suis trop en avance et devoir faire un tour, profiter d’une nouvelle ville, d’un nouveau lieu et en faire mon espace. Parce que c’est ça qui compte vraiment trouver son espace, l’endroit où l’on se sent bien.

Je m’égare, depuis les quelques années où j’ai vraiment commencé à aller au ciné régulièrement, je me lance un défis en début d’année, un nombre minimum de film à voir par ans. Cette année, je voulais aller voir 60 films minimum, j’ai déjà dépassé ce quota et on est pas en décembre et comme je suis la seule à vouloir me féliciter j’ai décidé d’écrire un petit quelque chose pour moi même. Et oui je suis fière d’avoir aisément réussi mon challenge de cette année.

A tous ceux (peu nombreux) qui ont lu ceci et qui me prenne pour une folle, je leur dirais juste ce que je dis à tous mes amies : Vous vous y ferez.

Précédent | Haut | Suivant